Le Commodore 64 souffle ses 30 bougies Le 3 août 1982 débarquait sur le marché le mythique Commodore 64, ordinateur 8 bit le plus vendu de l’histoire et qui initia à l’informatique et aux jeux vidéo des millions de personnes sur la planète. La grosse boîte beige méritait bien un hommage.

Pierre angulaire de l’informatique grand public, le Commodore 64 fête aujourd’hui ses 30 ans. Si ce nom ne provoquera aucune émotion à la jeune génération, les trentenaires et les quadras se souviendront avec émotion de cette machine qui a bouleversé leurs vies (ainsi que celle de l’auteur de ces lignes).

Le C64 débarque dans les boutiques le 3 août 1982 au moment où la première génération de consoles de jeux (Atari VCS, Intellevision…) arrive en fin de vie, concurrencée notamment par les premiers ordinateurs personnels.

Ces machines comme les premiers Apple II font entrer l’informatique dans les foyers. Mais elles sont hors de prix. Jusqu’à l’arrivée du Commodore.

Les ordinateurs devraient être construits pour « les masses, non les classes » estimait Jack Tramiel, fondateur du fabricant qui nous a quitté en avril dernier. Le C64 répond tout à fait à ce principe avec un prix serré pour l’époque 600 dollars, soit la moitié du tarif des PC et Apple II de l’époque qui faisaient rêver tous le monde.

Une machine pour les masses 

« La seule différence (entre le C64 et l’Apple IIe) était leur prix », expliquait-il récemment. « Parce qu’aux États-Unis, il semble que si on vend un produit moins cher qu’un autre, les gens pensent qu’il sera moins bon. S’il est plus cher mais que c’est le même produit, on pense qu’il doit être meilleur. Mais ces idées toutes faites ne m’ont pas arrêté. Je voulais toujours vendre mon produit moins cher. »

Surtout, il proposait des spécifications hors du commun pour l’époque. Première machine 8 bit, il est doté de 64 Ko de RAM (ne riez pas…), permet d’afficher 16 couleurs, huit sprites, supporte le scrolling et même le double scrolling. Il n’était pas doté de mémoire de stockage, tout étant stocké sur des cassettes audio ou des disquettes.

La puce sonore, SID, permet de gérer trois voix, plusieurs formes d’ondes, modulations sonores et capacités de filtrage. Elle est très avancée pour son époque. Son concepteur, Bob Yannes, sera le cofondateur de la société de synthétiseur Ensoniq. Pour beaucoup, le C64 sera la meilleure machine audio de l’époque, juqsu’à l’arrivée des Atari ST et des Amiga (toujours de Commodore).

Autant d’éléments qui feront du C64 une formidable machine à jouer. Les éditeurs ne s’y trompent pas et la ludothèque du Commodore 64 sera la plus vaste de l’époque et surtout la plus qualitative. De petits éditeurs y multiplient les succès comme un certain Electronic Arts qui deviendra le géant qu’on connaît.

La plupart des jeux d’arcade sont portés sur cette machine tandis que des titres mythiques marqueront à jamais les mémoires : Rescue on Fractalus, Summer Games, Barbarian, Skyfox, Defender of the Crown et tant d’autres.

Toute une série de périphériques était disponible : joystick, lecteur de cassette (charger un jeu mettait pas loin de 20 minutes, quand ça marchait…), de disquette (5,25 pouces), imprimante, modem.

Des millions de jeunes découvriront l’informatique avec le C64, ses jeux et son Basic. A l’époque, la moindre action devait être codée… Ainsi, pour lancer un jeu, il fallait taper ‘Load $, 8,1’… Les plus acharnés recopiaient des centaines de lignes de codes en Basic depuis des journaux spécialisés comme Hebdogiciel pour faire tourner des jeux maison. Les premiers homebrews en somme. C’était compliqué, fastidieux, mais on aimait ça.

Le Commodore 64, c’était aussi les grands débuts du piratage avec des jeux que les collégiens s’échangeaient sous le manteau ou encore des ‘démos’ où les passionnés de graphisme et de musique synthétique s’en donnaient à coeur joie.  Certains sont aujourd’hui à la tête de studios de jeux vidéo…

22 millions d’unités écoulées

Il deviendra l’ordinateur personnel le plus vendu au monde avec près de 22 millions d’unités distribuées et deviendra le symbole des geeks des années 80-90. Il entraînera dans son sillage toute une série de machines comme les Amstrad, les ZX Spectrum ou encore les MSX.

L’âge doré durera quelques années. Après la sortie du pâle Commodore 128, Jack Tramiel quitte Commodore et lance en 1984 le tout aussi mythique Atari ST. Dans le même temps, les nouvelles consoles de salon (Sega, Nintendo) reprennent le dessus. Mais l’esprit Commodore vit toujours.

D’abord avec les fantastiques Amiga puis par le biais de l’émulation. Ceux qui ont découvert le C64 dans leur jeunesse tentent de retrouver leurs émotions en émulant la boîte beige sur leurs PC.

Autant d’adorateurs qui constituent aujourd’hui les troupes des ‘nostalgeeks’ trentenaires ou quadras qui donnent des idées aux spécialistes du marketing. Surfant sur cette fibre nostalgique, de petits malins tentent de faire revivre la flamme.

Une entreprise américaine a ainsi lancé en 2011 le New Commodore 64 qui reprend la même coque plastique beige et le même clavier (très efficace). La machine conserve son allure 80’s, mais elle s’offre une configuration loin d’être poussiéreuse.

Au-delà du coup marketing, ce ‘reboot’ du C64 démontre que cette machine fait aujourd’hui partie de l’Histoire.

 

par Olivier Chicheportiche, ZDNet France. Publié le vendredi 03 août 2012

Voici la vidéo des 30 ans de Mario!

La rétrospective des apparitions de Mario dans les jeux vidéo depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui !

C’est un pure chef-d’œuvre alors ça se passe de commentaire, montez le son, passez en mode plein écran et ouvrez grand vos yeux !

MS-DOS à 30 ans !!

Il y a 30 ans, naissait le célèbre OS à l’interface en ligne de commande qui a fait la fortune de Bill Gates (Microsoft). Racheté en 1981 à la société Seatle Computer Products, la firme de Redmond l’adaptera aux IBM PC et le déclinera en 8 versions sous l’appellation MS-DOS.

Son heure de gloire s’achévera avec Windows XP.

MS-DOS : Microsoft Disk Operating System

Un peu d’histoire (merci Wiki)

Après avoir conclu son « deal » historique avec IBM, Bill Gates s’est mis à la recherche d’un système d’exploitation qu’il pourrait effectivement fournir à IBM pour le lancement de l’IBM PC. Selon Gordon Letwin lui-même, l’objectif de Microsoft était que MS-DOS soit aussi compatible avec CP/M que possible1. Gates rachète alors QDOS (Quick and Dirty OS) à la petite société SCP (Seattle Computer Products). QDOS est en fait un clone à bas prix de CP/M écrit par Tim Paterson. Bill Gates demande alors à Tim Paterson d’adapter QDOS à l’IBM PC et de le renommer MS-DOS.

Les différentes versions

  • MS-DOS 1.00 : Juillet 1981, sort avec le tout premier IBM PC. Ne supporte que les disquettes. Les répertoires n’étaient pas supportés, et ne supportait au maximum que 64 fichiers par disquette.
  • MS-DOS 1.25 : 1982, équivalent de PC-DOS 1.10 mais en version OEM. C’est la première version vendue par Microsoft (MS-DOS) à d’autres constructeurs.
  • MS-DOS 2.00 : Mars 1983, première version à supporter un disque dur et des répertoires.
  • MS-DOS 2.10 : Mars 1984
  • MS-DOS 3.00 : Août 1984, supporte les disquettes de 1,2 MB et les disques durs de plus de 15 MiB2
  • MS-DOS 3.10 : Novembre 1984
  • MS-DOS 3.20 : Janvier 1986, supporte les disquettes 3,5 pouces de 720 KB
  • MS-DOS 3.30 : Août 1987
  • MS-DOS 4.00 : Juin 1988, il occupe 110 KiB de RAM, offre une interface graphique (le Shell) et gère les disques durs de 128 MiB3.
  • MS-DOS 4.01 : version déboguée
  • MS-DOS 5.00 : 1991, version gérant la mémoire haute, et qui permet de faire des menus de démarrage ; supporte jusqu’à 8 disques durs, support des disquettes de 2,8 MiB
  • MS-DOS 6.00 : 1993, version intégrant un anti-virus, un outil de vérification de système de fichiers, ScanDisk, et un logiciel de compression, DoubleSpace.
  • MS-DOS 6.20 : Novembre 1993, version déboguée, toujours avec DoubleSpace ; apparition de l’utilitaire Memmaker
  • MS-DOS 6.21 : Février 1994, suppression de DoubleSpace suite à une plainte pour violation de brevet de la part de Stac Electronics, éditeur d’un logiciel concurrent, Stacker.
    • DoubleSpace proposait un système de compression offrant les mêmes services que Stacker, un produit de Stac Electronics. Or Stac Electronics avait des brevet couvrant la compression. Microsoft avait entamé des négociations avec Stac Electronics pour acquérir une licence, mais aucun accord ne fut conclu. Début 1994, Stac Electronics remporta son procès contre Microsoft pour violation de brevet. Microsoft sortit alors MS-DOS 6.21, qui n’avait plus aucun système de compression.
  • MS-DOS 6.22 : Juin 1994, DoubleSpace est remplacé par DriveSpace, logiciel compatible sans le problème de brevet. C’est la dernière version autonome de MS-DOS.
    • Microsoft décida d’acheter une licence à Vertisoft pour la technologie de compression DriveSpace.
  • MS-DOS 7 : 1995, le DOS de Windows 95.
  • MS-DOS 7.1 : 1996, le DOS de Windows 95B et C et de Windows 98 et 98SE, première version à supporter le FAT32, et à mieux gérer la mémoire. HIMEM.SYS était automatiquement chargé[réf. nécessaire].
  • MS-DOS 8 : 2000, dernière version de MS-DOS. Il est intégré à Windows ME, et est subtilement caché sous ce dernier.
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outrun69